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Sunday, 11 December 2005

Mikael Åkerfeldt - French interview by Count D (11 Dec 2005)

Maintes fois chroniqué dans ce canard, Opeth laisse toujours planer quelques interrogations, aussi peu musicales soient-elles. Il fallait alors profiter de leur venue à Lyon en ce mois de décembre 2005 pour éclairer encore la brousse qui entoure ce groupe. Mikael Akerfeldt s’est prêté au jeu des questions, quelques heures avant sa montée sur scène et celle en première partie du jeune groupe Burst.

Count D : Quelles ont été les raisons des départs d’Anders Nordin et Johan DeFarfalla d’Opeth?

Mikael Åkerfeldt (chant+guitare) : Johan a en fait été viré, simplement par choc de personnalités. Nous étions amis, mais il était un peu borné. C’était un bon bassiste et quelqu’un de sympa, mais avait des préférences musicales très différentes des nôtres. Quand je lui parlais de mes idées pour My Arms Your Hearse, que je souhaitais diriger vers une musique plus heavy et plus forte, lui, souhaitait quelque chose de plus funky et de plus soft. C’était définitivement une mauvaise idée. Et je me souviens avoir été assez content de me séparer de lui. Puis j’ai appelé Anders, au Brésil à cette période, pour lui annoncer la nouvelle. Il l’a mal prise et m’a annoncé du coup son départ du groupe. Anders est né au Brésil, adopté en Suède, et souhaitait en outre définitivement revenir au Brésil pour étudier et avoir un véritable travail. Pour toutes ces raisons il est parti.

Count D : Chaque album d’Opeth est un nouveau pas dans son évolution. As-tu déjà été en manque d’idées sur la direction que prendrait un nouvel album?

Mikael Åkerfeldt : Non pas réellement. Je n’ai pas réellement d’idées claires sur ce que pourrait être un prochain album lorsque je suis en train d’écrire pour celui-ci. Le seul moment où j’ai eu une idée claire de ce que serait le prochain enregistrement était pour Damnation. Je savais que ce serait nouveau et soft, c’est tout. En bref, quand je travaille sur un album, je ne sais jamais d’avance ce que veux faire et ce qu’il en sortira. J’attends juste de savoir si je pourrais sortir quelque chose de spécial, un bon riff et j’en suis ravi quand je le sors.

Count D : Tu ne manques donc jamais d’inspiration...

Mikael Åkerfeldt : Non. Enfin, maintenant si, parce que j’ai encore la tête dans le nouvel album. Après un enregistrement je n’ai plus rien à dire, c’est vrai. J’ai besoin d’un moment assez long pour que l’inspiration revienne. Et après chaque réalisation je me demande si je serai capable de faire quelque chose de plus, quelque chose de nouveau. Nous avons ces doutes à chaque album, mais cela ne nous fait plus peur.

Count D : Penses-tu encore faire un titre long de vingt minutes ou plus, et as-tu même déjà pensé écrire un album d’un seul titre?

Mikael Åkerfeldt : Je ne planifie pas ce genre de choses. Je ne peux pas décider avant d’écrire un titre quelle longueur il fera. C’est impossible à dire… Pour Black Rose Immortal, je ne pouvais plus m’arrêter d’écrire! Les gens sont bercés par un certain romantisme à l’écoute de ce titre, notamment parce qu’il est long, peut-être aussi pour sa qualité, même si ce n’est pas notre meilleur titre. J’aime les titres longs, je n’aurais aucun problème pour écrire une musique de deux heures. Je ne peux pas affirmer que nous ne ferons jamais un album d’un seul titre, mais je n’écris jamais un titre en connaissant par avance sa longueur. La longueur est la bonne lorsque je sens et décide que c’est okay, que je n’ai plus rien d’autre à dire pour ce titre.

Count D : De quelle manière la naissance de ta fille Melinda a pu changer ta façon de voir la vie et plus précisément d’écrire de la musique?

Mikael Åkerfeldt : Je ne suis pas sûr que la naissance de Melinda ait eu un impact sur ma façon d’écrire de la musique. J’étais un peu inquiet à ce sujet parce que c’est un putain de cliché, de croire que j’allais écrire de la joie, des fleurs… Il est certain que le nouvel album possède quelques airs portant plus d’espoir, mais je ne pense pas que cela ait tant changé ma façon d’écrire de la musique. C’était pourtant un moment particulier dans ma vie, alors que je composais l’album, parce que ma femme et moi-même attendions la naissance de notre fille, et elle me disais « ne t’inquiète pas, rentre à la maison, retourne travailler ». Je me souviens avoir fini de trouver un riff à l’instant même où l’on me demandait à l’hôpital. C’était une période assez nouvelle dans ma vie, j’étais heureux, et c’est peut-être plus évident pour moi alors d’écrire avec cela des choses plus sombres et dépressives que joyeuses. Cela a toujours été difficile pour moi de composer des airs joyeux comme Riverdance, tu sais. Cela ne se produira jamais.

Count D : Existe-t-il un album d’Opeth pour lequel tu n’as jamais été enthousiaste?

Mikael Åkerfeldt : (moment de réflexion) Deliverance fait partie de ceux-là, tu sais, parce que j’ai de mauvais souvenirs de son enregistrement. Et puis la dernière chanson est bien sur les six premières minutes, mais pas la fin. Je ne suis pas très content de ce dernier titre (note de –the lord: By The Pain I See In Others). Je pense que Deliverence reste tout de même un très bon album. Quelques titres sont assez impressionnants, comme Deliverence, A Fair Judgements, Master’s Apprentices. J’aime donc beaucoup cet album, mais quand il était prêt, que tout était fini, je restais stressé, j’avais de mauvais souvenirs

Count D : Que ressens-tu, maintenant que vous êtes sous les spots de la presse? Penses-tu que ce nouvel intérêt des médias sera de long terme?

Mikael Åkerfeldt : Aucune idée, mais j’espère. J’aime assez la position que nous avons à l’heure actuelle et partout où nous allons nous sommes bien exposés, nous sommes bien reçus. Nos concerts sont souvent complets et les gens apprécient notre musique, parce que ce qu’il faut comprendre que ce que nous créons avec ce groupe est basé sur la musique et non sur des sujets portant à controverses, mêlant Jésus et autres sujets. C’est de la musique, c’est ce que nous sommes et c’est ce sur quoi nous construisons notre succès. Je pense donc que nous méritons ce succès, cela fait un moment que nous tournons, nous travaillons très dur, et quel que soit le succès que nous avons aujourd’hui, nous l’avons mérité, et j’espère qu’il perdurera. Nous ne sommes pas un groupe « trendy », tu sais. Si nous l’étions, nous serions happés par les tendances, sans arrêt. J’espère que notre succès durera, mais Dieu sait que la scène musicale est très fragile…

Count D : Changeons de sujet, maintenant… Pourquoi autant de vannes homo, sur scène?

Mikael Åkerfeldt : Moi (rires)?

Count D : Et aussi, quelle est cette histoire de porno avec un chien, relative à votre concert parisien?

Mikael Åkerfeldt : (rires) Je fais donc des blagues homosexuelles… Je ne sais pas pourquoi. Je dois en faire assez peu, tout de même. C’est vrai que j’en fais de temps en temps sur scène avec les membres de mon groupe, c’est pour plaisanter, je ne cherche bien sûr à attaquer personne avec cela. A propos du chien, c’est une histoire qui s’est effectivement passée à Paris. Quand tu es loin de chez toi, sans ta femme, quelques magazines suffisent. Et dans un de ces magasins à Paris il y avait beaucoup de téléviseurs, et sur l’un, quelqu’un defequait sur une autre personne, et une autre avec un chien en action. Yeark (rires) ! Je ne peux pas croire que des gens s’éclatent avec ça… J’aime beaucoup Paris à part ça, je sais qu’il y a une espèce de culture du sexe en France, nous en avons une aussi en Suède, mais le coup du chien c’était vraiment trop pour nous à ce moment-là.

Count D : Quel est ton jeu vidéo préféré?

Mikael Åkerfeldt : (il réfléchit) J’aime tous les jeux auxquels je joue, et je ne suis pas très critique à ce niveau. Mais j’adore Grand Theft Auto Vice City, Grand Theft Auto San Andreas. J’aime aussi … Splinter Cell, Call Of Duty, Max Pain, Silent Hill, Metal Gear, bref, j’adore les jeux de tir!

Count D : Quel est ton jeu ton snack préféré?

Mikael Åkerfeldt : (bon moment de réflexion) Je ne me souviens plus du nom, je crois qu’ils en ont en Angleterre, c’est comme un beignet, avec du chocolat et du miel. Je crois que cela s’appelle Crunch! C’est monstrueusement bon! (note de Count D: wouahou)

Count D : Quelles sont tes cigarettes chéries?

Mikael Åkerfeldt : J’ai arrêté. Mais Marlboro Light…

Count D : Boissons alcoolisées?

Mikael Åkerfeldt : Le vin, le vin rouge! Mais sinon eau, Corona, Diet Coke et plus spécialement celui au citron! J’adore ça.

Count D : Que penses-tu de la musique de Devin Townsend et souhaiterais-tu à l’occasion faire un projet avec lui?

Mikael Åkerfeldt : Pourquoi pas, en fait? J’ai bien vu sa façon de faire de la musique et ce qu’il en pense. Il sait faire beaucoup de choses en même temps. Je l’ai vu expliquer quelque chose en même temps qu’il chantait sur un fond midi… C’est un vrai show! Je ne sais pas ce que nous pourrions faire ensemble, mais je sais que nous apprécions mutuellement nos musiques, et cela pourrait donner quelque chose d’intéressant (rires)!

Count D : Connais-tu quelques groupes français?

Mikael Åkerfeldt : Des groupes français? Oui, Magma, avec son Univeria Zekt. Quelques groupes autour de Magma, aussi. Je ne connais presque rien du metal extrême français. Je sais que votre public est assez extrême, mais je ne suis pas la scène metal, que ce soit en France ou ailleurs, crois-moi.

Count D : Dernière question pour ce soir: quelle question aurais-tu souhaité que je pose au cours de cet entretien?

Mikael Åkerfeldt : Je ne sais pas, rien ne me vient. C’est la question la plus difficile du mois (rires)!

Mikael Åkerfeldt - French interview by heavymusic.free.fr (11 Dec 2005)

Opeth a encore franchi un pallier avec son huitième album "Ghost Reveries". La fanbase du groupe ne cesse de croitre, et du coup le groupe était déjà de retour en Europe en ce mois de décembre, à peine 3 mois après un premier passage. C'est avec le leader du groupe, Mike Akerfeldt, que je me suis entretenu au sujet de la nouvelle édition de l'album, des projets futurs et du side project en compagnie de Steven Wilson et Mike Portnoy. Egalement au programme une rétrospective de la carrière d'Opeth par Mike pour célébrer les 10 ans du premier album du groupe "Orchid".

Salut Mike, « Ghost Reveries » va ressortir début 2006, peux tu me dire quel sera le contenu de cette nouvelle édition?

Nous n’avons pas encore toutes les informations concernant cela, mais je pense que le produit sera de bonne qualité. Je n’aime pas trop l’idée des rééditions en général, mais j’adore les versions « deluxe ». Il y aura plein de trucs dedans. Je pense qu’il y aura une nouvelle pochette qui aura plus de gueule. L’album en mixage 5.1 ainsi que 3 chansons bonus que l’on a enregistré à la BBC sur cette tournée. Ce sont des versions live enregistrées en studio. Il y aura The Grand Conjuration, When issue de notre troisième album « My Arms, Your Hearse » et une reprise de Deep Purple : Soldier Of Fortune. Nous avons commencé à l’enregistrer à l’époque de « Damnation » mais nous ne l’avons jamais terminé. Nous l’avons joué en concert à cette époque, et cette session BBC a été une bonne occasion de l’enregistrer. C’est une très bonne version. Il y aura également un documentaire sur l’enregistrement de l’album, un peu dans le genre de celui que l’on trouve sur le DVD « Lamentation » mais les interviews, ou du moins la mienne, a été faite dans une forêt, en me promenant dans les bois, ça pourra peut être intéressé quelques personnes. Il y aura également le clip de la chanson The Grand Conjuration et je suppose qu’il y aura la version edit du titre Ghost Of Perdition. Egalement plus de photos, et quelques commentaires.

Donc il ne s’agit pas vraiment de tricher avec vos fans en leur faisant acheter 2 fois le même produit…

Non, c’est rempli de bonnes choses. J’ai hâte de le posséder, ça va avoir bonne allure. Ca va être bien.

Vous êtes déjà de retour en Europe, seulement 3 mois après un premier passage en promotion de « Ghost Reveries ». Ne penses tu pas que ces 2 tournées européennes sont trop rapprochées?

Non, pour être honnête, je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. Comme on dit en Suède, tu dois battre le fer pendant qu’il est encore chaud. L’album est sorti et sur la tournée précédente nous avons donné uniquement un seul concert en France par exemple. Sur la tournée actuelle nous en donnons 3. Il y a beaucoup de marchés que nous devons couvrir et que nous n’avons pas pu faire lors de la tournée précédente. Nous voulons vraiment nous concentrer sur les tournées pendant que nous sommes chauds. Nous allons donc effectuer beaucoup de travail et ensuite nous prendrons un peu de temps libre. Je n’ai pas vraiment envie que l’attention portée au groupe baisse entre 2 tournées. Mais oui, je suis d’accord sur le fait que ces 2 tournées européennes sont très proches, mais il faut savoir que la dernière fois nous n’avons pas été en Italie ou en Espagne par exemple mais également dans beaucoup de villes où nous avons joué cette fois. En réalité il y a vraiment peu d’endroit où nous avons joué sur les 2 tournées. En fait je pense même qu’il n’y a qu’à Paris que nous avons joué les 2 fois. Sur la première tournée nous nous sommes concentrés évidemment sur les villes majeures, tandis que sur celle-ci nous allons dans des endroits moins surs où nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Par exemple en Espagne, nous n’avions jamais eu de concerts vraiment excellents là bas par le passé, c’était bien mais nous ne faisions que 500/600 personnes. Maintenant, c’est complet à chaque concert. C’est fantastique. La première tournée européenne a crée une sorte de buzz, un truc stratégique de la part de notre agence. Jouer uniquement dans les villes clé, dans des salles de bonne contenance mais pas trop grande non plus de façon à afficher complet à chaque fois. Et maintenant nous faisons cette tournée où nous affichons également complet dans la plupart des endroits. Coté business, ça a été une jolie stratégie de la part de notre agence. Cela a crée un gros buzz autour du groupe.

Etant donné que cette seconde tournée européenne est arrivée très vite, pouvons nous espérer une troisième tournée chez nous pour 2006, peut être les festivals?

Oui, nous allons faire tous les festivals d’été.

Etes vous intéressé par l’Ozzfest pour 2006?

Mouais, nous devons prendre l’Ozzfest en considération mais nous ne paieront pas pour jouer là bas. Nous prendrons en considération l’Ozzfest uniquement si nous sommes payés, et je pense qu’il y a peu de groupes qui sont payés sur l’Ozzfest. Tu dois payer beaucoup d’argent pour le faire, tu sais combien ?

Non…

75 000 dollars. Pour être sur l’affiche. Nous ne mettrons pas cette somme, cela ne nous intéresse pas. On sera dessus, uniquement si nous sommes payés. Mais nous ferons tous les festivals d’Europe et je pense que nous ferons du coup une troisième tournée européenne en promotion de « Ghost Reveries ». En février nous allons faire une nouvelle tournée américaine, ensuite nous allons nous rendre en Australie, Amérique du Sud, Nouvelle Zélande, Grèce, Turquie, Israël. Partout dans le monde quoi.

Par le passé tu étais vraiment timide et réservé sur scène…

Non pas vraiment, je vois très bien où tu veux aller avec ta question (rires). Je ne pense pas que j’étais vraiment timide, je manquais juste d’expérience alors que maintenant je me sens très à l’aise sur scène. Mais désolé finis ta question (rires)…

Oui, tu as compris où je voulais en venir, avant tu remerciais tout juste timidement le public, alors que depuis que « Ghost Reveries » est sorti, tu plaisantes sans arrêt avec ce dernier. Ressens tu plus de confiance en toi aujourd’hui?

Oui je me sens franchement plus en confiance. J’ai un sens de l’humour un peu sec et je m’en sers aujourd’hui. C’est venu naturellement, je suppose que j’ai du par le passé lâcher 2,3 blagues et le public a rigolé. J’ai une bonne réponse de la part du public et j’ai donc développé cet aspect. Mais c’est juste la personne que je suis vraiment en fait. J’aime beaucoup dire n’importe quoi et le faire sur scène est assez amusant. Ca rend également le concert un peu plus spécial. Un groupe de death metal, en général, n’est pas très drôle.

Peux tu me donner des nouvelles de Martin Lopez?

Il n’est pas sur cette tournée. Je l’ai eu au téléphone une semaine avant que nous embarquions sur cette tournée. Il a l’air d’aller vraiment mieux. Mais je dois le rencontrer, tout le groupe doit le rencontrer. Nous ne l’avons pas revu depuis le mois de juin. Et je ne lui ai également pas parlé pendant ce temps, car il a besoin d’un peu d’espace pour guérir, je ne veux pas le déranger en lui demandant quand est ce qu’il va revenir dans le groupe. Ce n’est pas très intéressant de le savoir tant qu’il est en mauvaise santé. Nous allons donc le rencontrer et si il veut revenir avec nous, nous allons évidemment lui donner une nouvelle chance. Mais cela devra être un engagement pris à 100% de sa part et de la notre car nous avons déjà rencontré plusieurs fois des problèmes à cause de la santé notre batteur. Cela nous a mis dans de très mauvaises positions à plusieurs reprises et je peux te dire que ça ne se reproduira plus jamais. Donc, si jamais il revient dans le groupe ce sera pour toujours.

Et si jamais il considère que sa santé ne lui permet plus de tourner avec vous, allez vous faire une offre à son remplacent Martin Axenrot?

Si Lopez ne revient pas dans le groupe, Martin Axenrot sera notre nouveau batteur.

Le mois dernier, Steven Wilson (Porcupine Tree) m’a parlé d’un projet où il jouera avec toi et Mike Portnoy de Dream Theater. Il m’a dit qu’il voulait à tout prix enregistrer quelque chose en 2006, peux tu m’en dire plus?

C’est quelque chose dont Steven et moi-même parlons depuis des années. Depuis que nous nous connaissons en fait. En général lorsque tu es bourré, tu as un side project avec tout le monde, nous avons du en parler avec à peu près 50 groupes. Mais avec Steven c’est différent, c’est sérieux et ça va se produire. C’est mon mentor et je suis donc très intéressé par le fait d’écrire avec lui. C’est d’ailleurs l’idée d’origine et je pense qu’ensuite Mike Portnoy a entendu parler de ça et a dit : je veux jouer la batterie dessus ! C’est plutôt cool. Par contre c’est déjà en train de devenir le nouveau super groupe attendu au tournant alors que nous n’avons aucune note de musique d’écrite. En réalité si, il y a juste une chanson de déjà écrite pour l’album qui est fantastique. C’est une chanson de Steven.

Comment allez vous gérer vos 3 fortes personnalités pendant l’écriture et l’enregistrement de ce disque?

Oh tu sais, je deviens très humble lorsque je suis en face de quelqu’un comme Steven Wilson ou Mike Portnoy. Je n’ai pas un ego démesuré.

Oui je sais bien, ce n’est pas vraiment des problèmes d’ego dont je voulais parler, mais plutôt de la façon dont vous allez devoir gérer vos 3 forces créatrices…

Je pense que cela sera très facile. Le plus gros problème est plutôt à propos du label sur lequel nous nous trouverons. C’est quelque chose à laquelle nous allons faire attention, mais d’un point de vue musical c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment, ça va être très cool et il y a aussi un autre mec qui va jouer avec nous. Je ne peux pas encore dévoiler son nom, mais il veut être invité sur l’album, c’est un guitariste et c’est une de mes idoles.

Vient il du milieu progressif ou du milieu metal?

Prog.

Quelqu’un de King Crimson ou peut être le guitariste de Camel?

Non, même si je suis en contact avec le guitariste de Camel, je devrai peut être lui demander de poser un solo, ça serait interressant. Pour le mec dont je parle je ne veux pas révéler son nom, car ce n’est pas vraiment confirmé, ce sont juste des paroles pour le moment mais tu as déjà presque mentionné son nom.

Ah oui ? Quelqu’un de King Crimson donc, Robert Fripp ou Adrian Belew?

Fripp.

Ca serait énorme!

Oui, enfin pas sur. C’est un truc qui peut se faire grâce à Steven, car Robert Fripp a ouvert pour Porcupine Tree sur quelques dates, ils en ont parlé à ce moment là. Avoir Robert Fripp sur le même album que moi… même si jamais il ne faisait qu’un seul son, ce serait déjà super. Mais à l’heure d’aujourd’hui ce ne sont que des paroles, rien de confirmé. Le seul truc qui est concret pour le moment est que Steve et moi-même allons écrire les chansons avec Portnoy qui jouera la batterie. Concernant Robert Fripp, ce n’est pas sur, si ça se passe je suppose qu’il sera uniquement un invité sur l’album mais c’est vraiment très excitant pour moi.

Un espoir de voir ce projet en tournée?

Non, je ne pense pas. Nous n’avons même pas de nom à l’heure actuelle, nous n’en avons même pas vraiment parlé face à face, seulement par email, il n’y a donc aucun projet pour le moment. Nous savons juste que cela va se produire.

Revenons sur Opeth, étant donné que le processus de tournée s’est déroulé plus rapidement cette fois, quand penses tu écrire le prochain album?

Il me faut une pause pour le faire. Je pense que l’on va tourner pendant un an à partir de maintenant. Après cela, il va me falloir une longue pause et je commencerai à écrire le prochain album à ce moment là.

Penses tu que le rôle de Per Wiberg va grandir à l’avenir?

En joignant le groupe, je pense que son rôle était déjà défini car il avait déjà tourné avec nous. Ce n’est pas comme si il avait intégré le groupe en étant le nouveau gars du quartier. Il était déjà avec nous en tant que musicien de session. Je pense que sur « Ghost Reveries », son rôle a été défini. Il écrira peut être plus. Sur cet album il a écrit 2 riffs, et j’ai fait tout le reste. Mais c’est un bon compositeur, si il vient avec des bonnes idées, il participera peut être plus à l’écriture.

Sur « Ghost Reveries » tu as fait un excellent boulot sur les vocalises. On dirait que Steven Wilson n’est plus indispensable à la production sur le chant désormais. Penses tu tout de même faire appel à lui la prochaine fois?

Tout d’abord merci pour le compliment. En fait je voulais qu’il fasse « Ghost Reveries » avec nous et il était d’accord. Mais il devait partir en tournée. Dans le passé Steven Wilson est toujours intervenu en tant que co-producteur sur 3 de nos albums. Il n’était là que pour 10/12 jours en général pour m’aider principalement sur les harmonies vocales. Lorsque qu’il était là, c’était une opportunité pour nous de travailler avec lui, mais je n’aurai pas été désespéré si nous n’avions pas trouvé de producteur ou quelqu’un pour m’aider dans mon chant. Sur son siège de producteur, l’objectif de Steven était effectivement de m’aider principalement sur le chant mais aussi à trouver des sons déments, domaine dans lequel il est très bon. Mais ce n’était pas du genre : mon dieu, je n’arrive pas à trouver d’inspiration, appelons un producteur. Ce n’a jamais été le cas, j’ai toujours été le producteur en fait et je ne me suis jamais inquiété. Même chose donc quand j’ai su qu’il ne pouvait pas faire l’album avec nous, ça ne m’a pas inquiété du tout et ça a très bien fonctionné.

Je suppose que tu es conscient qu’avec Roadrunner, Opeth va avoir des bonnes opportunités pour avoir des gros producteurs, est-ce que cela t’intéresse?

Non, je ne m’intéresse pas vraiment aux producteurs. Pour cet album, nous avons parlé énormément de producteurs parce que Roadrunner voulait que nous en ayons un gros. Mais ces mecs ne m’intéressent pas. Je ne me soucis pas d’eux. Je préfère les mecs qui sont de véritables musiciens. Ces gars sont peut être bons, mais je ne veux pas être lié avec des crétins qui prennent beaucoup d’argent uniquement pour mettre leur nom sur un album. Je suis sur que ces mecs sont bons, mais je ne suis qu’intéressé d’un point de vue musical lorsque je cherche quelqu’un pour faire un peu de production, il faut que ce soit quelqu’un que j’admire personnellement.

Pour finir, cela fait déjà 10 ans que votre premier album est sorti, donc si tu veux bien nous allons faire une rétrospective de la carrière du groupe avec tes souvenirs et tes avis sur chaque album:

Orchid: Bien, qu’est ce que je peux dire ? C’est le premier, nous avions vraiment faim et étions très excité à l’idée de rentrer en studio. Tout était déjà fini, nous répétions ces chansons depuis des années. L’album a été enregistré et mixé en 12 jours ce qui est assez incroyable quand j’y repense. J’aime cet album, nous jouons une chanson de cet album sur cette tournée (ndlr : Under The Weeping Moon). J’aime mieux cet album que le second car le son est meilleur et tu peux bien entendre tout le groupe. Avant cela nous n’avions jamais rien enregistré donc nous étions heureux.
Morningrise: Sur « Morningrise » nous sommes devenus un peu prétentieux en quelque sorte. J’ai apporté un luth dans le studio, nous jouions beaucoup aux échecs, nous étions intelligents. Mais bien que ce soit un bon album, le son est vraiment mauvais. Je déteste le son de cet album, il craint. Je n’écoute pas vraiment cet album. Il y a des bonnes chansons, comme To Bid You Farewell, le genre de trucs que personne ne faisait à l’époque lorsque tu étais lié au death metal. Je pense que cela a ouvert pas mal de portes. C’est un album très populaire. Pour certains de nos fans, c’est le meilleur. J’apprécie cela, quelque part cet album est aussi important que le nouveau car à l’époque j’en étais très content. En fait c’est surtout le son pour lequel je n’ai aucun respect, mais les chansons sont bonnes.
My Arms, Your Hearse: Un album fait dans la douleur car je n’avais plus vraiment de groupe. Ils se sont tous tirés. C’est le premier album avec Lopez à la batterie et il n’avait aucune expérience. C’était un enregistrement brutal pour lui. Quand nous avons fini l’album, je n’en étais pas satisfait du tout, je pensais que c’était un album de merde. Plus je l’ai écouté, plus j’ai commencé à l’aimer. Aujourd’hui je l’aime beaucoup. Il est froid, sale, maléfique. C’est un de nos albums qui a le plus d’âme. Je ne pourrai jamais reproduire un album comme celui là. C’est un album négligé mais c’est un bon album. Toutes les chansons sont bonnes et c’est un de mes préférés.
Still Life: Encore un de mes favoris. Un très bon album, très compliqué. Quand j’y repense je me demande comment j’ai pu écrire ces chansons si compliquées car c’est à ce moment là que j’ai commencé à écrire complètement seul. Sur les 3 premiers albums, même si j’ai écrit la majorité de « My Arms, Your Hearse », j’écrivais avec Peter, surtout sur les 2 premiers. Je composais déjà la majorité, mais nous composions ensemble. Sur « My Arms, Your Hearse » j’ai commencé à travailler plus de mon côté et à partir de « Still Life » j’ai travaillé complètement seul. Je suis très content de cet album, nous étions à nouveau un vrai groupe, avec Mendez qui est arrivé et nous avons commencé à beaucoup répéter. Un album qui a bien marché, il est populaire et je l’aime bien.
Blackwater Park: Un gros album pour nous. Beaucoup de gens considèrent que c’est l’album qui nous a fait percer, ce qui est vrai je suppose. C’est un album fantastique, j’en suis très heureux, très fier des chansons. L’enregistrement a été agréable et cela marque aussi le moment où nous avons commencé à tourner. Du premier album jusque « Blackwater Park » nous n’avions fait qu’une seule tournée. Nous avons signé sur Music For Nation et nous avons eu une agence qui a commencé à nous faire tourner. Depuis nous sommes constamment sur la route.
Deliverance/Damnation: Deliverance et Damnation forment un peu un seul album dans ma tête, surtout lorsque je pense à l’enregistrement qui a été très dur. Le groupe avait quelques problèmes personnels, Martin Lopez a commencé à être malade et l’enregistrement a vraiment été horrible. J’ai vraiment cru que c’était la fin du groupe. Je n’avais aucune chanson terminée et j’ai donc finis toutes les chansons des 2 albums dans le studio. C’était trop, le groupe m’a gavé après cet enregistrement. Cela m’a rendu malade mentalement, je ne voulais plus jamais faire cela. Mais le résultat final de « Damnation » est fantastique et considérant dans quelles conditions a été fait « Deliverance » il n’est pas mal non plus, même si je ne suis pas satisfait par la dernière chanson (ndlr : By The Pain I See In Others). Il y a un moment où la chanson aurait du s’arrêter, et j’ai voulu à tout prix rajouter un riff qui me plaisait, je l’ai mis coûte que coûte, et au final l’arrangement est très mauvais sur les dernières minutes de la dernière chanson. Mais Deliverance est vraiment une de nos meilleures chansons, j’adore également A Fair Judgement, et Master’s Apprentice est une bonne chanson même si sur la aussi j’aurai du me débarrasser de certains riffs, mais cette chanson est un bon moment. Bien que ce soit un très bon album, je n’en suis pas satisfait à 100% et comme l’enregistrement s’est mal passé, j’ai vraiment de mauvais souvenirs de cette période. « Damnation » est fantastique, je l’adore. Bien qu’ils aient été fait au même moment, « Damnation » possède des sons bien plus beaux et heureux, alors que « Deliverance » est très noir.
Ghost Reveries: Il est nouveau donc je ne peux pas le voir avec du recul, mais en ce moment c’est mon album préféré parce que c’est le nouveau (rires) et parce que c’est la meilleure production que nous ayons eu. L’interprétation de notre part est également la meilleure que nous ayons faite. Il est parfait, les structures, la composition, les voix, tout est parfait pas comme sur « Deliverance ». Je suis satisfait de tout sur cet album, peux être devrions nous nous arrêter là ? (Rires).

Un grand merci à Mike ainsi qu'à Karine et Emily de Roadrunner France.

Wednesday, 7 December 2005

Martin Axenrot - Interview by drummerszone.com (07 Dec 2005)

Several months ago Martin Axenrot joined Opeth a session drummer for their European tour. When the band landed in Utrecht, The Netherlands, close to the Drummerszone headquarters, it seemed a perfect occasion to get more closely acquainted with Martin.
Though Martin Axenrot has a classical background, he switched to extreme metal drumming with Nifelheim, Satanic Slaughter and Witchery among others.

Drummerszone: In 2004 you joined the all-star line-up of Bloodbath, replacing Dan Swanö who switched to guitar. And now you're on tour with Opeth, replacing their regular sticksman Martin Lopez. How has that happened?

Martin Axenrot: During Opeth's tour in the US, Martin Lopez got ill. The band temporarily used the services of Gene Hoglan [who is also featured in Opeth's video for the song The Grand Conjuration] but needed someone else for their European trek. While they were still in the US, I received a phone call from singer Michael Åkerfeldt whom I already knew from our mutual project Bloodbath. Soon after we all met in Opeth's rehearsal studio in Stockholm en here I am today.

I presume it's quite a challenge to play complex structured songs that clock over ten minutes...

Well, at first I made notes for myself to get to know the structures of the songs. Now the biggest challenge is to put a personal stamp on the music and not just playing what's on the record. Since I know the songs, I've started to play more freely, with bits of improvisation. Though it's important to follow bassist Martin Mendez as well, he controls the tempo and rhythm pretty much.

Except for Michael Åkerfeldt you had not met any of the other members before. Is it hard to be on tour with strangers?


On the contrary! Despite all the long waiting, the bad food and the lack of sleep, I love touring! They are all nice guys, and so far it goes smoothly. It's pretty fun most of the times.

What's the most important thing you have learned so far from touring with Opeth?

Before Opeth I had not toured very much. This is the first real one so to speak. Most important thing I have learned is to stay focused in spite of the long songs. We play a two hour show every night, you know. Now I can focus more on the music and not just the drumming. I definitely have learned to play more relaxed.

I noticed your smooth and relaxed playing during the Bloodbath show at Wacken Open Air last summer, even with fast tempos. Where and when did you develop your technique?

Rudiments and technique in general were encouraged by my drum teacher Stig Bendric, who has passed away now, but had always played in the army and with the Norrköping Symphonic Orchestra. He was a huge Buddy Rich fan, and could play really impressive stuff. It made me appreciate the sense of swing when playing.

When did you start playing drums? Could you tell us a bit about the early days?

I started playing on a snare drum and some buckets at age six. Three years later, at age nine, I got my first drum kit and received drum lessons until I was eighteen. During high school I played in Linköping's Symphonic Orchestra. We did a lot of marching as well and gave concerts all over Sweden and Norway. Eventually I worked my way up to the drum kit. I made sure I was always playing in a band. If I remember correctly my first band was called Samurai. That was a rock 'n roll cover band, playing songs from Led Zeppelin to Metallica. My second band was Decay.

Let's talk about something different. Any news about Witchery? Does that band/project still exist?

In the summer of 2004 I recorded a new album with Witchery entitled "Don't Fear The Reaper". It has not been released yet because Witchery was dropped by our record label, but it is set for release in February 2006 by our new label Century Media. Witchery is a real band, giving all members the freedom to do stuff they cannot do in the other bands. We don't practice often, but especially when guitarists Patrick [also in The Haunted] and Richard [also in Seance] are off duty, we happen to play and jam ten hours a day for a month. After the Opeth tour, in January 2006, we'll try to rehearse with Witchery and maybe even record a new CD. The last album hasn't even been released yet, but it doesn't harm to work ahead.

I have heard you play guitar as well. What are the chances of you releasing a solo debut?

A solo album? Well, who knows... one day...

How will Martin Axenrot's solo album sound like?

Perhaps it will contain softer songs than you imagine. Hard rock maybe. I listen to bands like Deep Purple and Black Sabbath on my iPod, but also to Heart and Queen. The latest addition is Mercyful Fate. Their original drummer Kim Ruzz played very swingingly! And he had very strange ideas when switching to a different riff. I've always liked John Bonham and Cozy Powell as well. And Dave Lombardo; he has a swing in it too, a great feeling. I definitely liked Dave Lombardo on Testament's album "The Gathering". As a matter of fact, I've recently recorded a Deep Purple cover with Opeth. We entered the BBC Radio studios in London a few days ago and played Soldier of Fortune. It was completely recorded live, you can hear me count on the hi-hat: tssj, tssj, tssj, tssj - wonderful! The songs will also be included on the planned special release of "Ghost Reveries".

Thank you for your time. Any last comments?

Yeah, the most important thing about making music is to have fun. Never forget that.

Saturday, 3 December 2005

Peter Lindgren - Interview by Daniel Crouch (03 Dec 2005)

How’s it going today?
It’s going good thanks, I’ve just eaten my duck and cashew nut dinner, which tasted like shit, but yeah I’m good today!
How’s the tour been going so far?
Great! We’ve been touring since June pretty much, so it’s a long haul, but for me, playing live…it’s always good.
It’s been only a couple of months since you were last here in the UK.What made you want to return so quickly?
Well it’s always been the plan to come back and hit the cities we didn’t get to the first time round, which is why we’re playing places like Exeter and Oxford instead of the usual London, Manchester, Glasgow schedule. Also, we wanted to play the Mean Fiddler in London the first time round to drum up the support and get the numbers in to sell out a show at the Forum the second time round.
You’ve been touring pretty hard on the back of Ghost Reveries – from the likes of this tour now to the summer you spent on Sounds of the Underground in the US. What’s the general reception been like to the album so far – both live and critically?
It’s been good, very positive so far. I mean, Europe is always a good market for us, but the US is better, obviously as there are more people there, so it’s great that we’re going to places and seeing twice the amount of people there than we would usually expect to see.
Are you getting people whinging at you to play certain songs off the new album you’re not playing?
*laughs* Yeah, well we obviously have to play new songs, but we have 8 albums of back material too; there are people who moan because we haven’t played this song or that song…like over here in the UK now, we’re playing all these smaller venues, and maybe 20 people are going to 2 or more shows, and obviously these are the more dedicated fans, and often the ones that go on the internet forums afterwards and say “Why didn’t you play Ghost of Perdition?”, but we have to be thinking of the other people at these shows who won’t have seen previous shows and play a setlist that reflects the entireity of our music…but…yeah, the reception to the album has been great.
Is it possible for you to play a completely different set each night, similar to bands like Dream Theater?
*looks horrified* Oh no! We’d have to rehearse and practice all the time to do that, and we haven’t got the time really. We have maybe 14 or 15 ‘live’ tracks, which we’ll rotate round in setlist that has 10 songs in it each night, just so there is a bit of variety in our sets.
My theory is that Dream Theater are probably actually robots…
Ha! Probably.
Sounds of the Underground must have been quite a weird experience, seeing as many may argue you’re a band best suited to a smaller venue and not a larger outdoor event…
Yes, it was. I mean we’ve played the big festivals before over here in Europe, like Download over here in the UK, but it (The Sounds of The Underground tour) was a touring festival, which is unheard of in Europe, so that was a totally new experience for us.
How were the headlining and main support spots sorted out? Did you have some guy poke his head round the door first thing and shout “Right, you’re on in five minutes guys”?
Well we got to headline once in Montreal, as we have a big following in Canada, but for the most part Lamb of God headlined, and the main support act position was rotated around….we were told usually in the morning what the schedule for the day was, so we were always prepared.
What was it like to share a stage with such a diverse line-up? Obviously bands like High on Fire and Madball are a mile away from yourselves in terms of genre etc…
Well we certainly stood out a bit, which isn’t anything new for us, and we mostly didn’t really pay any attention to the other bands on the tour; we tried to concentrate just on ourselves. Most of the other bands were, what do you call it…’metalcore’ bands, who in my opinion mostly sound the same really…..that’s not to say they weren’t all nice people, but it’s just not really my thing. But no..it was good, as we were turning a few fans towards our music, so it was good for the band.
So come on, just how many songs did you manage to fit into your set each day?
laughs* Oohhh, about 3 or 4. In festivals like that you usually only get about 30 minutes to play, and with our music we can’t really play many songs in that amount of time.
Like at Download, where you managed to get through ‘The Drapery Falls’ and about two other songs?
Exactly.
But it’s all good value for money?
*laughs* Well I hope so!
So back to the latest album, how would you say you’ve progressed musically since Deliverance and Damnation?
Well we never really set to purposefully progress our sound, it all happens naturally just from ideas and stuff we’d have floating around. Obviously a big change from the Deliverance and Damnation records is the addition of a permanent keyboard player, but also we had more time to prepare and rehearse before we went into the studio, unlike previous albums.
Actually before I came here tonight I was watching the ‘Lamentations’ DVD documentary, which showed up the problems with recording the previous two albums…
Yes, we wanted to prevent that happening again; we were determined to get it right this time.
How did you approach writing the album whilst in a transition period between labels?
Actually the album was written and recorded before we signed to Roadrunner. But we had decided we wanted to sign for them before we entered the studio, so it had no impact at all on the making of the album, we just wanted someone to put the cd out….we certainly don’t trust any of these labels with ideas concerning direction etc; we don’t want some American boss telling us to change our sound and gel back our hair to some style, we’re always wanted to do it our way.
Speaking of Roadrunner, how have things been thus far between you?
It’s a good relationship I think, we just want them to put our album out. They did complain about the length of the songs, but you’d expect that with them wanting to put songs on the radio and make videos..but that’s nothing new as our previous labels Koch and Music For Nations were the same. But we’re certainly trying to keep away from being told what to do.
Roadrunner seem to cop quite a lot of flack from within the metal community. Why do you think so many people seem to have such a vendetta against them? Is it simply their success and popularity?
Probably. I mean Roadrunner ten years ago was full of classic metal, but now because they’ve signed more commercial bands and metal is getting popular again, people are slagging them off. I’ll bet these people were the same people who listened to Korn back in the day though. Roadrunner having Nickelback and Slipknot on there doesn’t affect us at all. It just seems they’re being criticised for making money.
I think a lot of people assume that such a relationship may turn your sound a bit more commercial so to speak. Do you think such an assumption is a little ridiculous given that this isn’t exactly the first time you’ve been on a major label?
It is ridiculous, I mean, if people think after 8 albums we’re going to suddenly change just because of a label swap they can fuck off. We’ve always been non commercial, the only reason we’re doing more press and interviews now is partly because of Roadrunner yes, but also because we’re getting more popular, so obviously we’re going to get more exposure, but that has no effect on the music, we’re still writing ten minute songs.
It’s a bit like the Metallica syndrome; they make a video and suddenly they weren’t ‘cool’ anymore…
Yes, I only didn’t like Metallica when they changed their sound to be more popular, but people are always going to love your band when you’re unknown and relatively underground…but they don’t want everyone knowing about you and you being successful, it’s a little crazy really.
So presumably, if next year we see you guys in a video surrounded by gold chains and bitches, we officially have permission to twist your nipples and pull your hair?
*chuckles* Ha ha…yes, if we start gelling our hair into spikes and rapping……well, we’d deserve it.
So what’s next for Opeth? A bit of relaxation time?
Oh no…we’re on a four week tour now. Yesterday we played Exeter, today Oxford, and tomorrow…or tonight, whatever it is..we’re going to Holland, and then back to Sweden. I think I get back home just in time to do half a days Christmas shopping pretty much. We’re having a month off in January, and then out again until maybe October…it’s certainly very hectic, I’ve only seen my wife for about 30 days since June.
It’s a case of music not just being a job, but a life then?
Definitely.
Well thanks for taking the time out to do this Peter, I’ll leave you to enjoy your duck and cashew nut dinner…
Actually I’ve eaten half of it already, usually the guys have pizza every night after the shows…so I’m trying to avoid that tonight.
So there’s no travelling Opeth chef?
Noooo…maybe Lenny Kravitz has one, but not at this level. People probably don’t realise we’re actually working all day, not just for the show. We get maybe 20 minutes before we go on stage to eat, so there’s a lot of fast food!
Does that mean there’s a lot of bad smells floating about on stage?
*laughs* Oh yes, but I’m the only one who doesn’t fart! But Mike…well…he has his very own smell!